| ouenja@wanadoo.fr Précolombie- Croquis- Schémas- Contact- Ouenja- Biographie- liens- | |||||
|
OUENJA:
MODE D'EMPLOI
Elle ne montre
que maintenant mais elle a toujours peint. Du moins autant qu'elle s'en
souvienne et à l'exception d'un intermède blocage : un court
séjour aux Beaux Arts qui s'est résumé par un conflit
permanent. Elle "ne cadre pas avec l'idée qu'on a des élèves".
Traduction : trop destroy pour eux ! Mais de fait l'éducation dispensée
ne cadre pas non plus avec ses idées à elle. "Là-bas
il faut pour commencer apprendre à copier, connaître toutes
les techniques avant de pouvoir faire appel à ton imaginaire. Moi
je tenais le raisonnement inverse : si j'ai besoin d'une de ces techniques
pour ce que je veux créer, alors là ok, je l'apprendrais ".Du
coup, pendant un moment, dégoûtée, Ouenja arrête
de peindre. C'est la rencontre avec un peintre bigouden plus âgée,
Pierre Diner, qui lui redonnera la volonté nécessaire, la
confortera dans son goût pour les taches et les couleurs, pour l'aspect
ludique de la peinture. Mais il faudra quand même six ans pour qu'elle
surmonte ses doutes et ose soumettre son travail au regard d'autrui. Beaucoup
de couleurs, de jeux de formes géométriques, un coup de pinceau
insouciant, motivé avant tout par le désir de distraire et
de se distraire, des personnages évoquant des idoles primitives empruntées
à divers cultures autant que les illustrations bonhommes des livres
pour gamins, et un côté très stylisé. "Ça
fait souvent rigoler les gens. Mais c'est le but. La vie n'est pas forcément
à prendre au sérieux, ma peinture encore moins. Il y a un
côté "Casimir" dans ce que je fais". C'est pour
s'amuser dit-elle. Mais sans doute aussi pour chasser quelques démons.
Car derrière les couleurs vives et les formes enjouées pointe
souvent une dimension plus inquiétante, un espèce de malaise,
toujours tourné en dérision. De la peinture comme thérapie,
pour dédramatiser, remettre les choses à leur juste valeur,
l'art en lui même autant que la vie en générale.Originaire du Pays Bigouden, Ouenja a longtemps gardé pour elle ses peintures. C'est par le biais de la musique qu'elle a finalement accepté de dévoiler ses créations. En commençant par réaliser des fonds de scène pour un groupe voisin les Shocking Glass Windows, puis pour le festival "Tamaris", les Transmusicales de Rennes ect... La rencontre avec le groupe a été primordiale. article paru dans BEST (1991) |
|||||