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Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni
"Dans
Né le 6 mars 1475 à Caprese, au nord d'Arezzo
en Toscane de Francesca di Neri del Miniato di Siena, sa mère
et Lodovico di Leonardo Buonarroti Simoni, son père,
qui est magistrat et podestat de Caprese et Chiusi. La famille
revient dans sa maison de Settignano près de Florence,
après que le père ait fini sa charge de podestat.
En 1481, il perd sa mère et grandit ensuite chez une
nourrice, femme et fille de tailleurs de pierre. Il ne retournera
chez son père, qu'à l'âge de dix ans.
Allant contre les vœux de son père et de ses
oncles, réfractaires à l'art, Michel-Ange, après
avoir étudié auprès du grammairien Francesco
da Urbino, choisit malgré tout, grâce à
son ami Francesco Granacci, d’être l’apprenti
de Domenico Ghirlandaio pour trois ans à
partir de 1488.
Il étudie les fresques de l'église Santo Spirito
de Florence et de l'église Santa Maria del Carmine
et en copiant les fresques de Masaccio, s'attire les jalousies
autant par son habileté que par ses remarques, lesquelles
envers le sculpteur Pietro Torrigiano lui font recevoir au
visage, un coup de poing qui provoque une cassure au nez qui
marquera à vie son visage.
Impressionné par son travail, Domenico le recommande
au maître de Florence, Laurent de Médicis.
De 1490 à 1492, Michel-Ange est élève
à l’école de Laurent et est influencé
par un milieu libre qui fait évoluer ses idées
sur l’art et ses sentiments sur la sexualité.
Il admire les collections de statues grecques antiques
collectionnées par les Médicis, et
il se promet de devenir un sculpteur. Il commence par copier
un masque de faune et devant le résultat Laurent le
récompense de cinq ducats par mois. Sur les conseils
de Politien, Michel-Ange sculpte un bas-relief de la Bataille
des centaures et la Vierge à l'escalier, qui reflètent
sa grande admiration pour Donatello.
Il pratique l'étude du corps humain et l’anatomie
à l'hôpital Santo Spirito de Florence vers 1490
(et ensuite à Rome vers 1540), collaborant à
l'illustration d'un traité d'anatomie avec Realdo Colombo
médecin et ami. Les corps de Michel-Ange sont
plus soumis à l’art, qu'au respect strict de
l'anatomie humaine (allongement du canon des figures et distorsions
destinées à mettre en relief un trait moral).
Après la mort de Laurent en 1492, Pierre II de Médicis
(plus jeune fils de Laurent et nouveau chef des Médicis)
refuse d’être le mécène de Michel-Ange.
C’est à cette époque que les idées
de Savonarole deviennent populaires à
Florence. Sous ces deux pressions, Michel-Ange décide
de quitter Florence et s’installe durant trois ans à
Bologne. Peu après, Raffaele Riario, cardinal
en titre de San Giorgio al Velabro, lui demande de venir à
Rome en 1496. Sous sa commandite et influencé
par l’antiquité romaine, il réalise deux
statues : Bacchus et la Pietà.
Quatre ans plus tard, Michel-Ange retourne à Florence
pour y créer son œuvre la plus célèbre,
le David de marbre. Il peint également
la Sainte Famille à la tribune dite Tondo Doni.
Michel-Ange est de nouveau demandé à Rome en
1503 par le nouveau pape, Jules II qui le charge de réaliser
son tombeau. Cependant, sous la direction de Jules II, Michel-Ange
doit sans cesse interrompre son travail afin d’effectuer
de nombreuses autres tâches. La plus célèbre
d’entre elles est la peinture monumentale du
plafond de la chapelle Sixtine qui lui prend quatre ans (1508-1512).
À cause de ces interruptions, Michel-Ange travailla
durant quarante ans sans achever la tombe.
En 1513, le pape Jules II meurt, et son
successeur Léon X, un Médicis, demande à
Michel-Ange de terminer la façade extérieure
de l’église San Lorenzo de Florence et de l’orner
de sculptures. Il accepte à contre-cœur en fait
les plans mais est incapable d’accéder à
cette demande : la façade d’église est
resté nue jusqu'à ce jour.
De retour à Florence, de 1519 à 1531, Michel-Ange
réalise pour les Médicis la Sagrestia
Nuova (sacristie neuve), une des Cappelle Medicee
(chapelles Médicis)[1], où il sculpte
notamment les tombeaux des ducs Laurent et de Julien avant
de laisser terminer l'ensemble par ses élèves
(notamment Montorsoli). Durant le même séjour,
la famille florentine lui commande la bibliothèque
Laurentienne, destinée à accueillir les livres
de Laurent le Magnifique : débutée en 1524,
elle reste inachevée lors du départ de l’artiste
et ne fut achevée qu’entre 1551 et 1571 par Ammanati.
En 1527, les citoyens de Florence, encouragés par
le sac de Rome, renversent les Médicis et restaurent
la république. Un siège de la ville suit, où
Michel-Ange vient en aide à sa Florence bien-aimée
en travaillant sur les fortifications de la ville, de 1528
à 1529. La ville chute en 1530 et le règne des
Médicis est restauré.
En 1532, Michel-Ange revient à Rome après
un séjour de plusieurs années à Florence
— au cours duquel il avait pris parti contre le pape
dans le conflit avec l'empereur Charles Quint — et Clément
VII, lui ayant pardonné, lui demande de peindre les
deux murs latéraux de la chapelle Sixtine.
Il devait y représenter la Chute des anges
rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt,
il se met à l'étude pour réaliser ce
projet démesuré. Clément VII étant
mort (en 1534), il songe à renoncer à ce travail
pour reprendre le tombeau de Jules II, quand le pape Paul
III s'y oppose et le nomme en 1535 architecte, peintre et
sculpteur du Vatican. La fresque du Jugement dernier
sur le mur d’autel fut seule exécutée
et ne fut achevée qu'en 1541.
À partir de 1546, il est nommé architecte de
la basilique Saint-Pierre. En 1561, le pape Pie IV lui confie
la construction de la basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs
dans les thermes de Dioclétien, œuvre qu'il ne
pourra mener à son terme.
Michel-Ange meurt à Rome le 18 février 1564
à l’âge de 89 ans.
Source
Wikipédia
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